Hospitalité Notre Dame de Lourdes, Diocèse de Saint-Dié

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Homélies du Père Pétin pour le pèlerinage 2012

Lourdes : Messe d'ouverture vendredi 6 juillet 2012

(fête de Maria Goretti 13°semaine du T.O.)

« je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ».

Aujourd'hui, nous célébrons Ste Maria Goretti, une martyre de la pureté. Au début de son adolescence elle a dû repousser les avances insistantes d'un garçon qu'elle connaissait bien : « non, Alexandre, c'est un péché ! » Nous vivons dans une société où la jouissance est exaltée au point de détruire le sens de l'Amour authentique dans l'esprit de beaucoup. Cela explique pour une bonne part le nombre de couples qui se séparent. Or il se trouve que la majorité de nos contemporains, même chrétiens, n'ont pas conscience d'être pécheurs dans ce domaine. Bien sûr il y a beaucoup d'autres domaines dans nos vies mais celui-là est particulièrement attaqué.

« Commettre un péché », c'est selon l'hébreu, 'manquer la cible' : et la cible à ne pas manquer c'est d'arriver à aimer comme Dieu aime.

Une fois en écoutant France Culture j'entends ceci : « qu'est ce que la vie ? C'est un peu de temps pour apprendre à aimer dans l'attente de la rencontre avec l’éternel amour qui se révélera à nous dans l'au delà du temps. » Cela donne une bonne idée de la cible à atteindre.

Manquer une cible, ce n'est pas grave en soi si l'on cherche ensuite à corriger le tir. Ce qui est ennuyeux c'est quand on ne veut pas le reconnaître, à ce moment-là, on ne cherche pas à s'améliorer.L'orgueil nous ferme les yeux sur nous-mêmes, et nous empêche de voir clair en nous-mêmes. Rien n'est pire que cela : avec l'orgueil on ne peut plus avancer parce que l'on se croit bien comme on est, et gare à celui qui ose nous faire une remarque... Or Jésus est venu pour aider les pécheurs à changer leur comportement, à se convertir.

« On cherche des pécheurs ! » Jésus cherche des pécheurs à sauver ! A notre époque, c'est de plus en plus difficile à trouver. Imaginons Jésus, comme Diogène, ce philosophe, qui se promenait dans la rue en plein jour avec une lampe à la main : « je cherche un homme !» Jésus doit être dans la même situation : « je cherche un pécheur ! »

Lorsque nous venons vers lui, par exemple à la messe du dimanche, que pouvons-nous apporter au Seigneur ? On a souvent pensé qu'il fallait lui présenter nos bonnes actions, et c'est juste, et aussi nos travaux et nos peines, et c'est juste aussi. On le fait particulièrement à l'offertoire quand le prêtre présente le pain et le vin.

Mais ne nous trompons pas. D'ailleurs, une fois, Jésus dit à ses disciples une parole qui a le don de nous refroidir : « quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : nous ne sommes que des serviteurs quelconques (inutiles), nous n'avons fait que notre devoir. »

Alors ne pensons pas être très utiles à Dieu par nos bonnes actions. En fait souvenons-nous que Jésus est le Sauveur. Son nom signifie « Dieu sauve ; Car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » comme le dit l'ange à St Joseph.

Et nous, nous sommes des êtres à sauver !

Si nous avons compris cela, nous qui sommes venus à Lourdes pour Le rencontrer, nous n'avons qu'une chose à lui offrir, en fait : c'est notre péché.

Il ne s'agit pas de nous culpabiliser, mais de prendre conscience de ce qui est bien installé en nous et nous empêche de progresser.

Que notre rencontre avec l'Immaculée nous aide à trouver le goût de vivre en vérité notre relation aux autres. Marie est la toute pure parce qu'elle a vécu au jour le jour à la lumière de la parole de Dieu. La vertu de pureté est difficile à vivre dans le monde actuel. Comme Marie ne fixons pas notre attention sur le fruit défendu, mais sur la parole de Dieu !

Or en résumé, que nous dit la Parole de Dieu ? « aime ! - « aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et ton prochainc comme toi-même. ».

Et chaque fois que je manque la cible, je sais à qui m'en remettre pour qu'il m'aide à me corriger : il est venu sur terre pour cela.

Jésus est un brasier brûlant, brûlant du feu de l'amour le plus pur. Ce feu divin, a besoin d'avoir quelque chose à brûler. Si nous nous présentons à lui comme des justes, c'est à dire comme des pharisiens, alors sa miséricorde est au chômage, et nous, nous ne progressons pas.

Vous comprenez avec quelle confiance nous pouvons nous remettre en ses mains. Demain après-midi, nous aurons l'accasion de faire une démarche personnelle dans ce but.

En attendant, venons paisiblement vers celui qui est venu appeler non pas les justes mais les pécheurs pour qu'ils se convertissent et qu'ils vivent pleinement.




Homélie du 7 juillet 2012

(messe à la grotte à 8h30)

Quand on lit un passage comme celui du prophète Amos, on a l'impression que ce discours n'est pas pour nous. Il est vrai que le prophète vivait il y a plus de 2700 ans. Retenons tout de même ceci : le Seigneur porte une attention particulière à son peuple. En effet Il veut le rétablir dans sa dignité et sa prospérité après des moments d'épreuves. Evidemment, les promesses telles qu'elles sont formulées ici concernent les gens de ce temps-là, dans ce pays-là.

Mais remarquons que tout au long de l'histoire sainte, le Seigneur a pris un soin particulier du peuple chargé d'accueillir un jour son Fils : le peuple d'Israêl. Et s' il le fait c'est parce que la venue de son Fils sur terre concerne toute l'humanité.

Après le passage de Jésus sur la terre, Dieu va suivre ses disciples avec une grande attention. Même s'il permet les persécussions, on voit que tout au long de l'histoire de l'Eglise, il envoie des personnages clés pour faire progresser son peuple : de saints évêques, pères de l'Eglise, de saints fondateurs d'ordre dans le genre de St François. Ce n'est pas que le Seigneur fasse du favoritisme mais il veut à toute force permettre à tous les hommes de parvenir à la connaissance de la Vérité et d'être sauvés.

Nous célébrons cette année le 600° anniversaire de la naissance de Ste Jeanne d'Arc.

Si Dieu a permis à une fille de chez nous d'intervenir en faveur du Royaume de France, était-ce pour les beaux yeux de Charles VII ou par amitié spéciale pour les Français au dépens des Anglais ? Sûrement pas. Mais Dieu voit toujours plus loin que nous. Il savait qu'un siècle plus tard, Henry VIII d'Angleterre allait provoquer une rupture avec le Pape et entraîner tout son royaume dans le schisme. Et si Henry VIII était devenu en même temps roi de France, notre pays aussi aurait été entraîné dans cette rupture. Or vous savez que dans les siècles qui ont suivi, avec la découverte des Amériques et le développement des colonies, de nombreux missionnaires de chez nous sont allé porter la Bonne Nouvelle sur les autres continents. Et aujourd'hui nous accueillons chez nous des prêtres de ces pays. La mission de Jeanne dépasse de loin la dimension nationale.

Et pourquoi pensez-vous que Marie, l'Immaculée Conception, se soit présentée à la jeune Bernadette ici même il y a plus d'un siècle et demi ? Etait-ce par amitié particulière pour cette petite fille pauvre ? Etait-ce pour favoriser le tourisme dans les hautes Pyrénées ? Bien sûr que non, et vous le savez bien.

A l'époque de la grande industrie où se côtoyait de façon flagrante les plus grandes richesses et les plus grandes pauvretés (souvenez-vous des enfants travaillant dans les mines) ; à l'époque où le scientisme voulait reléguer la foi chrétienne au rang de survivance du passé, Marie est venue comme pour réveiller la foi de ses enfants, secouer les certitudes, et attirer notre attention envers les pauvres. Souvenez-vous du respect avec lequel elle s'adressait à Bernadette !

En même temps elle confirmait de façon éclatante le dogme proclamé 4 années plus tôt par le pape Pie IX à savoir que Marie a été conçue sans péché.

A notre époque où beaucoup de chrétiens n'ont plus conscience de la gravité du péché, parce qu'on ne connaît pas vraiment Dieu, venir ici nous permet de nous rapprocher de Dieu, et recevoir de lui le pardon de nos fautes, pour nous permettre de progresser.

Aujourd'hui, beaucoup croient trouver le bonheur dans la vie facile offerte par les nouvelles techniques, (moyennant finance tout de même) souvenons-nous de la promesse faite à Bernadette : "je ne vous promets pas le bonheur de cette vie, mais de l'autre." (suivant la traduction de l'ancien directeur des sanctuaires, le Père Bordes).

A nous qui venons ici ensemble, malades et bien portants, et autour de notre Evêque, Marie donne une fois de plus une belle occasion de faire Eglise, d'expérimenter un autre genre de bonheur que celui qui consiste à s'éclater dans des plaisirs dangereux pour nos corps et pour nos âmes. C'est un bonheur simple auquel les jeunes que j'ai accompagné pendant une vingtaine d'années ont apprécié :

" A Lourdes, on a l'impression que les barrières tombent : je n'ai plus peur des autres et du qu'en dira-t-on. Un si grand rassemblement avec des pélerins de tous âges, de toutes origines sociales, de toutes nationalités, de différentes langues, avec toutes sortes de souffrances physiques ou morales, où tout le monde est tourné vers le même but, unis pour prier avec Marie, nous aide à comprendre ce qu'est l'Eglise."

Et une jeune femme faisait remarquer : "la chapelle que Marie a demandé de faire bâtir ne serait-ce pas l'Eglise vivante formée par les pélerins ?"

Voyez que le message livré ici il y a longtemps est toujours d'actualité. Ne cherchons pas à vouloir retrouver aujourd'hui un type d'Eglise tel que nous l'avons connu autrefois. Cherchons toujours mieux à faire Eglise ensemble par l'accueil mutuel, l'attention les uns aux autres, plus spécialement les plus défavorisés, ou même les jeunes un peu bruyants les soirs près de chez nous.

Essayons d'agir vis à vis de tous un peu comme Marie a agi envers Bernadette. Un jour la jeune Chiara Lubich demandait à Jésus : "toi qui as trouvé le moyen de demeurer sur tous les points de laterre dans la très douce Eucharistie, comment ce fait-il que tu ne nous aies pas laissé aussi ta mère pour nous soutenir dans notre pélerinage terrestre ? Il lui a semblé comprendre cette réponse : je ne l'ai pas laissée parce que je voudrais la revoir en toi et en vus tous. Et même si vous n'êtes pas immaculés, mon amour vous purifiera...A vous maintenant d'apaiser les douleurs, de panser les plaies, d'essuyer les larmes

Chantez les litanies et essayez de vous retrouver en elles"

Comme Bernadette si heureuse de pouvoir communier, avec Marie qui prie pour nous, accueillons le Christ qui s'offre maintenant à nous dans l'Eucharistie pour nous aider à progresser.



Homélie pour la célébration pénitentielle (samedi 7/07, église Ste Bernadette, côté grotte 17-18h)

Luc 15 : Evangile du fils prodigue

Cet Evangile bien connu fait ressortir surtout la miséricorde du Père. Notre Père du Ciel est comme cela avec tous ses enfants. Voyez comment il accueille le fils qui avait dilapidé son bien : celui-ci commence le petit discours qu'il avait préparé : « je ne suis pas digne d'être appelé ton fils ! » Mais le Père lui coupe la parole et, en demandant qu'on lui redonne la plus belle robe et l'anneau au doigt, il veut lui dire : mais si, tu es mon fils !

Avec nous, Dieu n'attend pas de fausse humilité. Il nous considère toujours comme ses enfants. Mais il attend patiemment que l'on revienne vers Lui. N'ayons pas peur de la vérité sur nous-mêmes, même si nous ne sommes pas toujours fiers de nous.

C'est le plus sûr moyen de permettre à Dieu de nous relever.

« on cherche des pécheurs ! » Demandons-Lui la grâce de voir clair en nous, la grâce de l'humilité.

Une grande mystique Italienne décédée il y a 4 ans, Chiara Lubich, écrivait ceci à un groupe de religieuses : « croyons que Jésus n'est attiré vers nous que lorsque nous lui exposons nos péchés avec humilité, confiance et amour. »…

Comprenons que si Jésus est venu sur terre, si, Lui Dieu, s'est fait homme, c'est pour être notre Sauveur, notre médecin. Il ne désire rien d'autre.

Elle disait encore :« Recueillons chaque imperfection, chaque pensée inutile ou franchement malsaine, et offrons-les Lui, avec amour et confiance. » On peut lui dire, Jésus, regarde où j'en suis, je ne suis pas très fier de moi mais sur toi je peux compter. Un peu comme un enfant qui a cassé un jouet et qui vient vers vous, tout confiant et un peu penaud, vous montrant son travail et espérant que vous allez pouvoir réparer cela. « Si vous ne redevenez comme des enfants... » a dit aussi Jésus.

Jésus est un brasier brûlant, brûlant du feu de l'amour le plus pur. Ce feu divin, a besoin d'avoir quelque chose à brûler. Si nous nous présentons à lui comme des justes, c'est à dire comme des pharisiens, alors sa miséricorde est au chômage, et nous, nous ne progessons pas.

Ce qui intéresse Jésus ce n'est pas nos péchés comme tels mais de nous aider à progresser. C'est dans cet esprit que nous allons avancer vers un de ses représentants pour donner tout ce qui alourdit notre coeur. Ainsi nous pourrons repartir libérés, libérés pour nous remettre à aller vers les autres , en un mot à faire grandir l'amour en nous et autour de nous.

(Pour cette homélie, je n'ai pas lu intégralement ce que j'avais écrit ici : il y avait des redites avec ce que j'avais dit la veille. De plus j'ai un peu improvisé donc ...)




Onction des malades du lundi 09/07 – 9h

(Osée 2, 16...22 - Mt 9,18-26)

L'évangile de ce jour tombe bien pour nous permettre de comprendre dans quel état d'esprit recevoir l'onction des malades.

Vous le savez, Jésus a une prédilection pour les pauvres et les malades.

Les malades eux- aussi sont des pauvres : pauvres au plan de la santé.

Ce qui les rend souvent dépendants de leur entourage.

Qu'est-ce qui fait souffrir les pauvres, par exemple ceux qui sont sans ressources financières ?

C'est de se sentir dépendants de la charité des autres.

Quand on comprend cela on voit qu'il y a plusieurs types de pauvretés :

ceux qui ne savent pas lire et écrire, ou tout simplement ceux qui n'ont pas de voiture pour faire leurs courses ou pour aller à la messe le dimanche ?

On n'aime pas dépendre des autres. N'est-ce pas ?

Les malades aussi. Le grand malade qui ne peut plus faire grand chose tout seul est donc aussi un pauvre en ce sens qu'il doit souvent demander qu'on l'aide pour ceci ou cela.

Le plus humiliant c'est quand on ne peut même plus accomplir les gestes les plus ordinaires. C'est difficile de ne pas se révolter.. Certains disent qu'ils essayent de « faire avec... » ; C'est difficile de dire « oui » à unetelle situation.

Exemple de la jeune Chiara Luce Badano. Elle est né en Italie du Nord en 1971, décédée d'une tumeur maligne en 1990. Elle vient d'être béatifiée à Rome il y a deux ans. Sportive, en jouant au tennis elle ressort un beau jour une douleur insupportable dans un bras et elle lâche la raquette. Plus tard elle dira à sa mère : « maman, est-ce normal de ne plus pouvoir courir à 17 ans ? » A la suite d'une série d'examens à l’hôpital de Turin, le résultat est catastrophique (un cancer rare, des plus impitoyables et très douloureux ostéosarcome avec métastases ). A son retour à la maison, sa maman veut la serrer dans ses bars pour la soutenir, elle lui dit : « non, maman, pas maintenant... » Elle se retire dans sa chambre, et au bout de 25 minutes elle appelle sa mère, et l'accueille avec une grand sourire : elle avait dit son « oui ». Une jour elle dira : « si tu le veux, Jésus, alors je le veux aussi ! » Un jour elle confie à des amis : « A présent je n'ai plus rien, mais j'ai encore mon cœur, avec lui je peux aimer. »

(ses dernières paroles sont pour sa maman : « Ciao ! sois heureuse parce que je le suis ») *

Je pense que Jésus a accepté aussi d'être pauvre, c'est à dire d'être dépendant des hommes.

Il sera dépendant du oui des créatures, autrement dit de leur foi !

L’Évangile de ce jour, met en relief la foi :

la foi du chef dont la fille vient de mourir et qui vient trouver la Maître lui demandant d’imposer la main sur l'enfant en précisant « si tu viens lui imposer la main, elle vivra ». Cet homme n'hésite pas. De même admirons la foi de cette femme affligée d'un flux de sang, qui essaye de toucher le manteau de Jésus.

Quand il trouve la foi en face de lui alors Jésus peut déployer toute sa puissance divine.

Vous qui vous approchez aujourd'hui du sacrement des malades, venez vers Jésus avec foi.

J'ai eu bien souvent l'occasion de donner ce sacrement. Je peux témoigner qu'il est source de bienfaits pour ceux qui le reçoivent avec foi.

Par exemple, on m'a fait observer que Mr un tel ne soufrait plus de son cancer après qu'il ait reçu ce sacrement. D'autres personnes se sont remises debout.

Un de ceux qui m'a marqué le voici : j'étais dans un village de la Plaine. On me fait savoir que Mr un tel est très malade. Ce monsieur m'avait pas mal taquiné quand j'étais allé le voir quelques années plus tôt. Je ne me suis pas pressé pour aller le voir ; Sur l'insistance d'une personne de la paroisse, je me suis décidé à y aller. J'ai commencé à parler avec lui de son passé de marin... Puis je me suis hasardé à lui parler de sa santé. Devant sa réaction, je lui ai proposé de prier pour lui ; puis lui ai proposé le sacrement des malades : « si vous voulez ! » Me dit-il. J'ai fini par lui proposer la communion.

Huit jours après je reviens le voir ; il me dit :

« ce que vous m'avez fait l'autre jour, ça donne la paix ! »

On ne s'imagine pas ce que représente la paix que le Seigneur apporte à ceux qui l'accueille avec foi !

Le Seigneur vient à nous maintenant par le moyen de l’onction des malades pour vivre avec vous votre situation douloureuse, et vous donner la force de bien vivre avec à la manière de la jeune Chiara Luce.

    *J'ai retiré ces citations d'un petit livre « un sourire de paradis »

    de Michel Zanzucchi édition : Nouvelle Cité

  • Autre livre écrit par un journaliste se disant agnostique mais frère de l'amie de Chiara Luce :

Chiara Luce 18ans d'une vie lumineuse

édition Nouvelle Cité ; auteur : Franz Coriasco




Messe d'envoi du 10/07 ! 9h-10h30 église Ste Bernadette côté grotte

(Osée 8, 4-13 // Mt 9, 32-38)

Quand on a fait une belle expérience, une de ces expériences qui vous remplissent le cœur, il est difficile de retenir en soi ce que l'on a vécu : on ne peut que chercher à le faire partager au plus grand nombre.

Les braves gens, témoins du signe opéré par Jésus avec le possédé muet, ne peuvent se taire : « jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »

Il n'est pas toujours facile de dire ce que l'on a vécu, et on ne peut le dire à tout le monde. Par exemple, Marie après la visite de l'ange Gabriel à Nazareth : elle avait conscience de porter en elle un trésor extraordinaire qui concernait le Peuple élu et même toute l'humanité. Mais à qui le dire : on aurait pu la prendre pour une folle. Heureusement qu’Élisabeth, sa cousine avait eu aussi les faveurs de Dieu. Ensemble elles ont pu partager leur secret...

Après la rencontre avec le Christ ressuscité, les apôtres ne pourrons pas se taire. St Pierre le dira aux autorités qui voulaient le faire taire : nous ne pouvons pas ne pas parler.

Ils se savaient porteurs d'un message essentiel concernant l'humanité entière. Il leur était impossible de le taire : cela aurait été une trahison plus grande encore que le reniement de Pierre ou que la trahison de Juda.


Nous venons de vivre un moment fort ici lors de notre pèlerinage. Vous n'avez sans doute pas été témoins de miracles retentissants.

Pourtant, il se passe des choses très belles ici.

Nous avons fait une expérience de vie en Église qui nous a fait toucher du doigt (je l'espère) la proximité du Christ. Telle célébration vous a peut-être touchées, la fraternité entre pèlerins valides et handicapés vous a peut-être réchauffé le cœur, Ou bien une bonne confession ou un temps de silence à la grotte...

Il ne faut pas rester muets lorsque vous rentrerez à la maison.

A nous tous de nous acquitter de notre mission, non pour raconter telle ou telle anecdote mais pour expliquer en quoi vous avez été touchés par ce que vous avez vécu à Lourdes.

L’Église depuis Jean-Paul II nous lance dans la Nouvelle Évangélisation. Tous nous sommes conviés à être porteurs d’Évangile c''est à dire de bonne nouvelle. Mais cela ne peut se faire que si l’Évangile est déjà une bonne nouvelle pour nous mêmes.

Pour finir souvenons-nous de la cible à ne pas manquer. Ce pour quoi nous sommes nés en ce monde :

« La vie sur terre c'est un peu de temps pour apprendre à aimer dans l'attente de la rencontre avec l'éternel Amour qui se révélera à nous dans l'au delà du temps. »

Voilà un beau programme pour notre retour. Quel beau message à donner et surtout à vivre. Voilà le chemin d'un bonheur qui ne s'éteindra jamais.

C'est ce bonheur que Marie promettait à Bernadette : le bonheur de l'autre vie déjà expérimenté sur terre.

Voyez comment Dieu nous veut heureux !